Bonjour tout le monde, j’espère que vous allez bien !
L’affaire d’aujourd’hui est très violente, non seulement par le crime en lui-même mais également par la manière dont celui-ci a été traité. C’est une affaire assez vieille mais résonne encore aujourd’hui à sa manière, et j’espère que mon traitement lui rendra justice.
Sans plus attendre, voici l’affaire Redureau.

Nous sommes en 1913 au Landreau, une petite commune à environ 30 kilomètres de Nantes. Le Landreau, c’est une petite commune tranquille qui est surtout connue pour sa production de vin.
Le vin, c’est justement la spécialité de la famille Mabit. Jean-Marie Mabit 42 ans, exploite une ferme et un petit vignoble dans le hameau du Bas-Briacé. Il vit avec sa mère de 79 ans, sa femme de 38 ans qui est enceinte de 7 mois, et ses quatre enfants : Marie, 8 ans, Henriette, 7 ans, Pierre, 4 ans, et Joseph, 2 ans. La famille n’a pas de souci particulier, elle est bien vue dans le village, et Jean-Marie est considéré comme travailleur et respectueux.
La famille Mabit est aidée par deux domestiques : Marie Dugast, 16 ans, qui aide avec les tâches ménagères, et Marcel, 15 ans, qui aide au niveau des tâches agricoles. On ne sait pas grand-chose de Marie. Concernant Marcel, il remplace son père chez les Mabit depuis l’été 1912. Il travaille à la ferme la journée, et rentre chez lui le soir, puisque ses parents vivent au village d’à côté. Les deux familles s’apprécient, et on a rien à redire concernant Marcel, qui est timide, doux et docile au point de baisser les yeux quand on lui parle. Ce qui rend la tragédie impossible à expliquer.

Le 30 septembre 1913 est une journée ordinaire. Jean-Marie Mabit part au marché vendre sa récolte, et rentre avec 2000 francs (7622€). On est à la fin des vendanges, alors il part au pressoir avec Marcel vers 22h30 pour tailler les ceps des vignes avant de dîner.
Alors qu’ils sont dans le pressoir, Jean-Marie fait une remarque à Marcel sur son travail, et tout bascule. Marcel assomme Jean-Marie avec un pilon avant de lui trancher la gorge avec sa serpe. La folie meurtrière se poursuit, et il retourne dans la maison. Il trouve Marie Dugast dans la cuisine et lui tranche immédiatement la gorge. Attirée par les cris, Mme Mabit arrive dans la cuisine, et est à son tour tuée. Marcel lui lacère la gorge et le ventre, s’assurant ainsi de la mort du bébé qu’elle portait. Il va ensuite dans la chambre de la mère de Jean-Marie et l’a tue, avant de se diriger vers la chambre des enfants. Marie, Henriette et le petit Joseph connaissent le même sort que leur parents, que leur grand-mère, que la jeune fille qui aidait à les élever.
Une fois le massacre terminé, Marcel reste un peu, et certaines sources disent qu’il tente de se suicider. Ce dont on est sûr, c’est qu’il part en direction du village de ses parents.

Le 1 octobre 1913, vers 5 heures du matin, les voisins des Mabit commencent leur journée, et s’étonnent de ne voir aucun mouvement au niveau de la maison. Ils s’approchent, et trouvent Pierre sur les marches, seul. Le petit pleure, et parle de ses parents et de sang. Ils entrent dans la maison, et découvrent Mme Mabit et Marie Dugast dans la cuisine, baignant dans une mare de sang. Ils se rendent immédiatement à la gendarmerie du Leroux-Bottereau, et les gendarmes découvrent peu après le reste du massacre. La grand-mère est morte dans son lit, et trois des quatre enfants gîsent dans leur chambre. Il y a du sang partout, sur les murs, sur les meubles…c’est une véritable scène d’horreur. Jean-Marie est le dernier à être découvert.
L’absence de Marcel est immédiatement remarquée, et les recherches débutent. On ne tarde pas à le retrouver dans le village d’à côté, près de la maison de ses parents. Il est calme, n’oppose aucune résistance, et avoue les meurtres de manière assez froide. Quand on lui demande pourquoi il a épargné le jeune Pierre, il répond simplement qu’il l’a oublié, et qu’il l’aurait tué aussi s’il l’avait trouvé.
Le soir même, Marcel est placé à la maison d’arrêt de Nantes, dans la cellule n°17. Il est comme toujours calme et docile, et rien d’important n’est mentionné dans son dossier à part quelques tentatives de suicide.

Portrait photograph d'un jeune homme, vue de face et de profil, avec des cheveux courts et un regard sérieux.
Photo d’identification judiciaire de Marcel Redureau (source: Guillotine.1fr1.net)
Portraits de M. et Mme Mabit, agriculteurs disparus, à gauche, et de leurs deux filles aînées, à droite.
Photos des victimes de la famille Mabit (source: Criminocorpus)

Le crime est un véritable séisme dans la région. Les locaux sont sidérés par ce massacre gratuit commis par ce garçon discret qui ne donnait de fil à retordre à personne. Nombreux sont ceux qui se rendent à l’enterrement des Mabit au Landreau, ou à l’enterrement de Marie Dugast à La Chappelle-Heulin, son village natal.
Toute l’énergie qui ne peut pas être mise dans des explications est mise dans la colère. Les villageois réclament la tête de Marcel, et maudissent les réformes qui empêchent l’État de la leur donner.
En effet, la réforme de juillet 1912 réduit les peines des jeunes criminels et interdit leur mise à mort. De plus, selon l’article 19 de la loi du 22 juillet 1912, « La publication du compte-rendu des débats des tribunaux pour enfants et adolescents est interdite. Il en est de même pour la reproduction de tout portrait des mineurs poursuivis, de toute illustration les concernant ou concernant les actes à eux imputés ».
De même, l’article 35ter de la loi du 29 juillet 1881 condamne la diffusion sans l’accord de l’intéressé des images de personnes n’ayant pas fait l’objet d’une condamnation portant des menottes ou des entraves. Ces deux articles n’arrêtent absolument aucun journaliste.
Les journaux préfèrent risquer les lourdes amendes pour vendre plus. Tout est publié: les photos de Marcel, avec ou sans menottes, les photos de la ferme, les photos de la famille Mabit, avant et après les meurtres…

Une ancienne une de journal avec des portraits de quatre personnes, deux adultes et deux enfants, entourés d'un titre concernant un meurtre à Bas-Brice.
Photo d’un journal de l’époque (source: Criminocorpus)


L’affaire est offerte aux curieux sur un plateau, de la Loire aux États-Unis. De nombreux journaux relient cette affaire à l’affaire Troppmann, qui est similaire, car Jean-Baptiste Tropmann a été guillotiné en 1870 pour avoir tué huit membres d’une même famille, à la différence près qu’il l’a fait par appât du gain.
Le calme et l’absence de regrets apparents du jeune Marcel contribuent à l’émoi de la population, et les médias jettent de l’huile sur le feu en dépeignant Marcel comme un monstre, quitte à réécrire l’histoire. Par exemple, on raconte qu’il a dormi tranquillement dans la maison où gisaient tous les corps, alors qu’il a quitté la maison après les meurtres.
Les journaux semblent également lier une description physique fictive à l’acte monstrueux. Marcel est décrit comme petit avec un front bas et bombé ainsi que de grandes oreilles, alors qu’il avait une tête tout à fait ordinaire et qu’il était grand pour son âge.
Une semaine après les meurtres, deux complaintes (un type de chanson populaire à l’époque qui racontait souvent des évènements tragiques) sont déjà composées à propos du crime. Près d’une dizaine au total verront le jour durant l’affaire. Bien que les complaintes étaient une méthode de transmission d’information à cette époque où beaucoup ne savaient pas lire, on peut s’interroger sur l’intention des compositeurs, qui transforment souvent leur récit de ce crime tragique en leçon de morale, appelant les parents à élever leurs enfants dans la vertu chrétienne pour éviter qu’ils ne deviennent comme Marcel, sans pousser la réflexion plus loin.
En plus des complaintes, des cartes postales sont créées à propos du massacre avec des images de la ferme ou de l’enterrement des Mabit. La tragédie devient littéralement un bien de consommation.

Selon la réforme de 1912, Marcel devrait être jugé au tribunal pour enfants, mais la justice marche lentement, donc au moment de l’affaire aucun tribunal pour enfants n’est disponible. Le procès commence donc le 3 mars 1914 aux assises, et malgré la nouvelle réglementation, la presse assiste à l’audience.
Les parents de Marcel sont là, effondrés. Le père de Marie Dugast est également présent, ainsi que quelques membres éloignés de la famille Mabit. Entre les familles, les médias, les voisins et les curieux, la salle est pleine à craquer. Tout le monde a les yeux rivés sur Marcel, qui est debout dans son costume trop grand, les yeux baissés.
La question de la démence est au centre des débats. On essaie de savoir pourquoi Marcel a commis ce massacre. Quand on lui donne la parole, le père de Marie, les larmes aux yeux, demande à Marcel pourquoi il a tué une jeune fille douce et innocente qui ne lui avait rien fait. Face à lui, Marcel garde le silence, il ne le regarde même pas.
Les experts le jugent sain d’esprit, et l’avocat de la défense plaide la jeunesse, la fragilité psychologique, et la difficulté de la vie de domestique. Il rappelle son absence d’antécédents, ce à quoi le juge rétorque qu’il n’y a aucune excuse pour ces horribles meurtres. Le destin de Marcel est scellé sans qu’aucune réponse n’ait pu être apportée, et il est condamné le 4 mars 1914. Du fait de son âge, il est condamné à 20 ans dans une colonie correctionnelle. Le 6 mars, le premier tribunal pour enfants est créé.

Le 23 mars 1914, Marcel quitte la maison d’arrêt de Nantes. Il va d’abord au Fort du Hâ à Bordeaux, puis arrive le 11 avril à la colonie correctionnelle d’Eysses à Villeneuve-sur-Lot.
Pour bien comprendre où il arrive, parlons un peu des colonies correctionnelles.
À partir des années 1840, la justice française a décidé de placer dès 7 ans les jeunes dans des colonies pénitentiaires agricoles. Les intentions officielles étaient bonnes : rééduquer par le travail et la religion des jeunes égarés, le tout loin de l’influence corruptrice des villes, afin de rendre des jeunes droits et productifs à la société.
Dans les faits, ces colonies sont gérées par des entrepreneurs et des propriétaires terriens, qui ont flairé une occasion idéale d’avoir de la main-d’oeuvre pas chère. En ce qui concerne l’État, « loin des yeux, loin du coeur ». Il ferme les yeux, content d’avoir casé quelque part des gamins dont personne ne veut.
Les conditions dans les colonies sont terribles : travail harassant, insalubrité, discipline quasi militaire, punitions violentes. Quand tu part en colonie correctionnelle, tu ressors pire qu’avant ou tu ressors mort.
À partir de 1869, l’État a entrouvert les yeux et interdit les châtiments corporels, mais cette interdiction est ignorée presque partout.
En ce qui concerne la colonie correctionnelle d’Eysses, elle a d’abord été un hospice, puis une maison centrale avant de devenir une colonie en 1895. Là où les autres colonies font au moins semblant d’avoir une volonté de rééducation, Eysses ne cache en rien son fonctionnement purement répressif, ce qui lui vaut son surnom d’ »Eysses la Maudite ». Eysses est là où atterissent les jeunes dont les autres colonies ne veulent pas, qui donnent du fil à retordre ou qui ont une longue peine. Certains détenus sont là car ils ont commis des crimes, mais d’autres sont là simplement parce qu’ils ont été envoyés en colonie par leurs parents mécontents, et avaient fini à Eysses par la magie du système carcéral. C’était légal, on appelait cela une correction paternelle.
En 1914, Eysses accueille environ 400 détenus, qui subissent un système ferme de travail forcé et de punitions violentes.

Vue historique de la colonie correctionnelle d'Eysse à Villeneuve-sur-Lot, montrant le bâtiment principal et des détenus dans la cour.
Photo de la colonie correctionnelle d’Eysses (source : Enfants en justice)

À l’arrivée de Marcel, on lui coupe les cheveux et on lui donne son uniforme : un pantalon et une veste pas franchement confortables, et des sabots en bois. On l’installe dans dans son dortoir, composé de lits en fer alignés. Pas d’intimité, pas d’hygiène, pas de chauffage. Pas de pitié entre les détenus non plus.
La routine est brutale : lever à 5h, toilette rapide et insuffisante, appel, petit-déjeuner (souvent juste du pain et de la soupe), départ pour l’atelier ou les champs. On travaille souvent pendant dix heures sans pause, et les sanctions sont immédiates pour tout comportement jugé inapproprié, comme un regard qui a l’air rebelle. Coups de bâton, cachot, privation de nourriture…même le bétail de la ferme d’à côté est mieux traité. On ne réconforte pas à Eysses, les surveillants ne sont pas formés pour ça de toute façon. Pour la plupart, c’est des anciens de l’armée.
On a aucun témoignage de Marcel sur son temps à Eysses : pas de lettre, pas de journal, pas de rapport carcéral.
Quand la Première Guerre Mondiale éclate, beaucoup de surveillants sont envoyés au front et sont remplacés par des hommes plus âgées ou inaptes au service militaire. Ils sont encore moins formés, alors la vie se durcit encore plus pour les jeunes détenus. En plus de subir les punitions, ils doivent également subir la réduction des portions de nourriture. Ils sont de plus en plus malnourris, et bientôt les maladies se propagent.
On ne sait pas trop quand Marcel attrape la tuberculose, mais vu les circonstances, on sait qu’il est impossible qu’il ait été soigné correctement. À Eysses, 15% des détenus meurent, et ça c’est en temps de paix.
Marcel meurt le 9 mars 1916 à 17 ans. On ne sait pas où il est enterré, sûrement dans une tombe anonyme ou une fosse commune. Ses parents ont déménagé dans le sud de la France, et on ne sait même pas s’ils ont été prévenus de sa mort. Peut-être aussi qu’ils ne voulaient pas savoir.

En effet, chez les personnes qui ont directement été touchées par le crime, il semble y avoir une volonté de guérison par le silence. Pierre, le seul survivant de la famille Mabit, est élevé par de la famille éloignée, et fait de la tragédie un tabou tel qu’il persiste encore chez ses descendants aujourd’hui.
La mémoire de l’affaire est principalement transmise par les complaintes et les gens qui ont grandi avec, ce qui a permis aux historiens de se pencher dessus à partir des années 1980 avec un peu plus de tact que les médias de l’époque.

En ce qui concerne le système qui a eu raison de Marcel et de beaucoup d’autres, un décret du 27 décembre 1927 requalifie les colonies en Maisons d’Éducation Surveillées, mais les progrès restent encore trop lents. Dans les années 1930, les jeunes détenus ne tiennent plus. Les rébellions et les tentatives d’évasions se multiplient et sont violemment réprimées.
Un drame provoque finalement l’indignation générale et une remise en question du système en mars 1937. Ce drame, c’est la mort du jeune Roger Abel. Il était à Eysses depuis 1936, et quelques mois après son incarcération il avait écrit à ses parents : « Ils ont brisé ma jeunesse, Eysses est un véritable calvaire. Je n’ai connu que les barreaux de fer de la salle ou les murs humides du cachot comme si j’avais commis un grand crime. À mon arrivée à Eysses, un gardien m’envoya en salle, me punit pour avoir parlé pendant la nuit avec un de mes camarades. Le surveillant porta le motif qui fut reçu par le directeur, me classa dès lors comme une tête brûlée et je fus mis au cachot. » Il a passé 38 jours au cachot, sur lequel il a écrit « Peu de nourriture, un pain et de l’eau. on me portait une gamelle le jeudi et le dimanche seulement. Jugeant cette punition insuffisante on me mit les fers pendant 3 jours et depuis je ne connus que la salle, sans jamais voir aucun de mes compagnons. » Quelques mois après avoir écrit ses lignes, Roger meurt, de maladie ou des mauvais traitements, on ne sait pas. Ironie cruelle : il meurt innocent. Il était là pour une correction paternelle, c’est ses parents qui l’avaient envoyé là.
L’affaire provoque naturellement un scandale, qui est cependant relégué au second plan lorsque la Seconde Guerre Mondiale éclate. Dès lors, les combats puis l’Occupation deviennent un plus gros problème.
Eysses garde sa fonction mais devient également une prison politique où sont incarcérés des résistants, qui sont plus tard déportés.

En 1942, la fonction de moniteur éducateur est créée, et en 1945, l’éducation devient enfin la priorité. La prise en charge des mineurs incarcérés passe de l’administration pénitentiaire à l’éducation surveillée, qui recrute du personnel spécialement formé pour cela.
Aujourd’hui, il y a 54 centres éducatifs fermés, 6 établissements pénitentiaires pour mineurs, et des quartiers pour mineurs dans les maisons d’arrêt. Malgré les progrès, le système présente encore des lacunes : violence entre détenus, facilité d’accès au substances illicites, dégradation générale de l’hygiène de vie (insalubrité, manque d’accès aux ressources éducatives et administratives, etc.). Ces facteurs ajoutés à la rupture de lien social augmentent le risque suicidaire chez les jeunes incarcérés, dont 10 se sont malheureusement suicidés entre 2021 et 2023.
En ce qui concerne Eysses, c’est aujourd’hui une prison ordinaire pour adultes.

Au final, l’affaire Redureau est terrible, non seulement par l’horreur du crime, mais également par le traitement de celui-ci. C’est l’un des crimes les plus médiatisés de l’époque, et pourtant on en sait presque rien. Multiples ont été les occasions de s’interroger, que ce soit sur le crime en lui-même, sur la condition de domestique, sur le traitement des jeunes criminels ou même sur la vie des victimes après le crime (je le rappelle, Pierre était le seul survivant et a dû vivre avec tout ça), mais il n’en a rien été. Nous avons eu droit a une énième couverture sensationnaliste, parfois mensongère, souvent pseudo-moralisatrice, et surtout superficielle. Si je devais tout résumer en une caricature, j’imaginerais des curieux s’échanger des photos de la ferme et de l’enterrement des Mabit comme si c’était des cartes Pokemon pendant que le petit Pierre regarde dans le vide en tremblant, que Marcel agonise dans un cachot au milieu d’autres jeunes maltraités, et qu’un jeune voleur de pain est jugé aux assises parce que le tribunal pour enfants n’est toujours pas opérationnel.
Et c’est quelque chose que je remarque encore aujourd’hui dans la manière dont on parle des affaires. On a encore tendance à observer le crime de loin, sans trop essayer de réfléchir à ses causes. Je ne dis pas que tout les crimes ont une cause qui vaut une réflexion poussée. Souvent, la noirceur humaine suffit comme explication. Mais tout de même, j’ai vu beaucoup de documentaires couvrir des tueurs comme Patrick Salameh sans vraiment se demander pourquoi il s’attaquait surtout à des travailleuses du sexe, couvrir des affaires d’enfants battus à mort par leurs parents sans poser la question du système de protection de l’enfance en France. Et n’effleurons même pas les féminicides qui sont couverts sans qu’on pose vraiment la question du traitement des plaintes par les autorités.
La curiosité, morbide ou non, est humaine, qu’on le veuille ou non. Mais quitte à ce qu’elle soit morbide, ne devrait-elle pas aussi être utile?

N’hésitez pas à me dire ce que vous en pensez dans les commentaires ou sur Twitter (je ne dirai jamais X), et je vous dis à la prochaine.

Si vous souhaitez en savoir plus sur la détention des mineurs en France, je vous laisse quelques ressources :
https://www.justice.gouv.fr/documentation/ressources/effets-lenfermement-mineurs-detenus
https://www.vie-publique.fr/en-bref/291424-detention-des-mineurs
https://oip.org/analyse/mineurs-incarceres-mineurs-en-danger/
https://injep.fr/publication/experiences-du-passage-a-la-majorite-des-jeunes-incarceres/

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