Bonjour tout le monde, j’espère que vous allez bien !
L’affaire dont je vais vous parler aujourd’hui rappelle un peu l’affaire Hennequin, car elle concerne aussi une personne en colère se sentant attaquée par tous. Cependant, Jean-Baptiste Hennequin trouvait ses tortionnaires imaginaires au travail, tandis que la fausse coupable d’aujourd’hui est tristement beaucoup plus proche. Sans plus attendre, voici l’affaire Sylviane Fabre.
Tout commence en 2011, à Lorgues. C’est une petite ville d’environ 10 000 habitants située près de Draguignan. Bien que les cambriolages peuvent y être fréquents, la vie y est plutôt tranquille. On a pas peur de se faire agresser à Lorgues.

Colette Deromme est à l’image de la ville où elle vit, une femme ordinaire qui a ses problèmes mais qui fait de son mieux. Elle est dévouée à ses quatre enfants, et travaille au supermarché local. Les choses se passent assez bien pour elle, mais cela n’a pas toujours été le cas.
Colette n’a pas eu de chance en amour. Après un mariage raté, elle a épousé un homme violent qui n’hésitait pas à la frapper devant les enfants. Après la naissance de leur 2e fille, cet homme (je ne sais pas si on peut l’appeler un homme) a abandonné la famille et est parti s’installer à Madagascar. Michel, son compagnon suivant, est un alcoolique et toxicomane qui a tenté de la manipuler, lui disant que ses enfants ne l’aimaient pas. Après la rupture, il l’a harcelée au point où elle a dû changer de numéro. Tout cela l’avait fait sombrer dans la dépression et l’alcoolisme, mais elle s’est reprise en main ces derniers mois, au plus grand bonheur de ses enfants.
Ces derniers ne sont pas ses seuls soutiens. Sylviane Fabre, la soeur de son deuxième ex-mari, est une bonne amie. Les deux gèrent même une SCI ensemble après avoir acheté une villa en 2008. Le rez-de-chaussée est loué, tandis que Colette vit avec l’une de ses filles à l’étage.
La villa, les enfants, le travail, la routine…vu comme ça, rien ne laisse présager la tragédie qui va avoir lieu.
Le 15 avril 2011, l’une des filles de Colette appelle la gendarmerie. Elle vient de rentrer d’un voyage scolaire, et Colette n’est pas venue la chercher au lycée agricole. De plus, lorsqu’elle est arrivée chez elle, le portail était ouvert, et la voiture de Colette était garée, les clés sur le contact. Aucun signe de sa mère dans la maison, qui est parfaitement en ordre. Quand les gendarmes arrivent, ils trouvent le sac à main de Colette, qui contient tous ses effets personnels, dans la voiture.
Pour la famille, impossible que Colette soit partie volontairement. Elle prévient toujours quand elle va quelque part, et elle avait organisé une fête d’anniversaire pour le lendemain.
Les enquêteurs retracent ses pas et découvrent qu’elle a en fait disparu depuis la veille. Le 14 avril, Colette a quitté le travail à 11h40 et est passée au tabac. Elle a ensuite été vue à 15h30 par une amie dans sa voiture en train de rouler vers Draguignan. À partir de là, on perd sa trace. Elle reçoit un appel à environ 19h30, mais ne répond pas. Elle ne va pas non plus au travail le lendemain.
Le 17 avril, une information judiciaire pour disparition inquiétante est ouverte par le parquet, et une cellule spéciale est mise en place. Des recherches débutent, mais malgré une grande mobilisation, on n’arrive pas à retrouver Colette.
Michel, son ancien compagnon, est évidemment le premier suspect. Cependant, quand les gendarmes le trouvent, il est trop malade pour être un danger pour qui que ce soit. Les enquêteurs commencent donc à chercher une autre piste, et ils n’ont pas à chercher longtemps.
L’un des locataires de Colette et Sylviane, Bernard Cubat, se fait très rapidement remarquer. Tous les proches de Colette savent qu’il est attiré par elle et observe tous ses faits et gestes. Pourtant, il paraît serein et fait des remarques étranges. Il dit à qui veut l’entendre qu’il est arrivé quelque chose à Colette, et qu’il est facile de se débarrasser de quelqu’un. Ces remarques, au-delà de leur manque cruel de tact (il a quand même dit tout ça aux enfants de Colette), sont inquiétantes car Bernard a prouvé par le passé qu’il est capable de ce genre de choses. En effet, les enquêteurs découvrent très vite qu’il a déjà été condamné pour tentative d’homicide sur le nouveau compagnon de son ex-compagne, et qu’il est sorti de prison en 2003. Toute personne dotée de bon sens se ferait petite dans ce genre de circonstances, mais Bernard a apparemment décidé que c’est le moment de se mettre sur le devant de la scène.
Interrogé par les enquêteurs, il semble coopérer, mais son témoignage est incohérent. Il dit qu’au moment où il a vu Colette pour la dernière fois le 14 avril, il était en train de regarder une émission à la télévision, mais quand les enquêteurs creusent un peu ils découvrent que cette émission n’existe pas. À partir de là, il ne peut plus dire précisément quand il a vu Colette pour la dernière fois.
Intrigués, les enquêteurs perquisitionnent son logement, et encore une fois il coopère au point de déplacer des meubles. Cela peut être vu comme un signe de bonne foi, mais aussi comme une manière de narguer les gendarmes, alors je comprends qu’il reste dans la liste des suspects et soit mis sur écoute bien qu’on ait rien trouvé chez lui.
Bernard est bientôt rejoint par une autre personne sur la liste des suspects (il garde quand même la première place), car quand on leur demande si Colette avait des ennemis, les enfants de la disparue expliquent que ses rapports avec Bernard étaient cordiaux, mais qu’elle était récemment entrée en conflit avec Sylviane, son ex-belle soeur. Les deux amies étaient en désaccord concernant la gérance de la SCI, et le différend était géré par un médiateur. Sylviane est interrogée, mais dit aux enquêteurs que malgré la situation, ses rapports avec Colette restaient respectueux. Elle a même appelé Colette pour lui rappeler leur prochain rendez-vous chez le médiateur le jour de sa disparition.
À ce stade de l’enquête, les gendarmes ont deux suspects, mais une découverte va en faire surgir un troisième. Et celui-là, il est particulièrement dangereux.
Une semaine après la disparition de Colette, la voiture de Xavier Dupont de Ligonnès est découverte sur le parking d’un hôtel où il a séjourné à Roquebrune-sur-Argens. On découvre peu après que la famille Dupont de Ligonnès a vécu à Lorgues de 1990 à 1992, et les rumeurs s’enflamment. Xavier connaît-il Colette ? Ont-ils été amants ? L’a-t-elle rejoint dans sa cavale ? Tout le monde y va de son hypothèse, mais la piste est rapidement abandonnée. Les enquêteurs ont épluché les relevés téléphoniques de Colette et présenté des photos de Xavier à ses enfants, sans résultats. Les commères amatrices de romances sordides ont dû retourner se satisfaire de romans médiocres.

Un mois après la disparition, une triste impulsion est donnée à l’enquête. Le 15 mai 2011, deux touristes s’arrêtent sur une aire de stationnement au niveau de la départementale pour prendre des photos du paysage, et sont immédiatement assaillies par une odeur nauséabonde. L’une d’elles se dévoue pour chercher la cause de l’odeur, et trouve le corps de Colette Deromme, recouvert de pierres, en contrebas. Le corps est dans un état avancé de putréfaction, mais le médecin légiste arrive tout de même à déterminer que Colette a été étranglée le jour de sa disparition.
La mère de famille est enterrée le 19 juin, et les gendarmes remarquent que quelqu’un brille par son absence. Sylviane n’a pas fait le déplacement. Plus étrange encore, elle fait une tentative de suicide deux jours plus tard. Elle prend des cachets avec de l’alcool et essaie de se jeter par la fenêtre. Son voisin appelle alors les gendarmes, qui arrivent à temps pour la sauver. Ils trouvent dans sa chambre une lettre adressée à son fils, David Parel. Le contenu de cette lettre est troublant : “[…] tu aurais préféré que je disparaisse à la place de Colette eh bien cela va se faire.”
Pourquoi David aurait-il préféré que ce soit sa mère qui meure ? Et pourquoi Sylviane n’est-elle pas allée à l’enterrement de son ancienne belle-soeur, de qui elle disait pourtant être proche ?
Naturellement, David est interrogé. Face à la suspicion des enquêteurs, il défend sa mère et lui donne même un alibi. Selon lui, la journée du 14 avril était ordinaire, et le soir ils étaient tous les deux en balade en voiture. Ils sont tombés en panne sur la route allant vers Draguignan, et ont alors dû faire un aller-retour à pied sous une pluie battante pour aller chercher de quoi dépanner la voiture et revenir la dépanner. Lorsque Sylviane est de nouveau interrogée, elle confirme mot pour mot la version de son fils. Le discours est bien préparé, mais le duo en a trop fait.
Les enquêteurs vérifient les relevés météorologiques, et il n’a pas plu ce soir-là. De plus, les deux affirment qu’il n’y avait personne sur la route à ce moment-là, alors que le système local de comptage des véhicules a dénombré 58 véhicules passés sur la route durant la période concernée. Enfin, les deux déclarent avoir fait le trajet à pied en 5h, mais quand les enquêteurs le refont, il dure 2h30. Ce ne sont que des détails, mais c’est beaucoup de détails. S’ils mentent sur des choses aussi insignifiantes, est-ce qu’ils mentent sur le reste ?
La mère et le fils sont mis sur écoute, et leur vie est passée au peigne fin.

Sylviane Fabre a grandit dans un foyer sans pitié ni affection. Sa mère, alcoolique et violente, n’hésitait pas à sortir le fusil quand elle était soûle. Elle obligeait Sylviane à faire les corvées à la maison tandis que son père, décrit comme “rugueux”, l’emmenait faire des travaux de menuiserie avec lui. Ce climat l’isolait des autres enfants, avec qui elle ne partageait aucun passe-temps et qu’elle ne pouvait pas ramener à la maison.
À l’âge adulte, elle est décrite comme une “Schwarzenegger avec des boucles d’oreilles”, une femme autoritaire, froide et manipulatrice. C’est toujours elle qui doit avoir la plus grosse, si vous voyez ce que je veux dire. C’est une mère stricte et violente, qui ne donne aucune affection à ses enfants et n’hésite pas à les frapper à coup de ceinture et de poings. Cette éducation engendre des fils instables. L’un, pédophile, est condamné pour viol, et l’autre, David, est terrifié par sa mère. Elle s’est lié d’amitié avec Colette, certes, mais les deux femmes sont très différentes. L’une est intimidante et peu attirante, tandis que l’autre est agréable et a du succès avec les hommes. L’une est une mère austère que ses enfants évitent, l’autre est aimante au point où David, le fils de Sylviane, se sent plus proche d’elle que de sa propre mère. La relation semble belle vue de l’extérieur, mais quand on creuse un peu, on trouve quelque chose de malsain. Quelque chose qui ressemble à une bombe à retardement.
Les enquêteurs finissent par trouver l’élément déclencheur. Quelques mois avant la disparition de Colette, David l’a prévenue que Sylviane avait détourné environ 4000€ de la SCI pour des travaux personnels. Colette a alors exigé la gérance de la SCI et menacé de la dénoncer. Cela a enragé Sylviane, qui n’a pas hésité à aller jusque sur son lieu de travail pour la menacer, lui dire qu’il allait lui arriver des “bricoles”. Colette évitait le contact depuis, et du côté de Sylviane les insultes fusaient. Colette était une “pétasse”, et ses filles étaient des “pestes”, des “poufiasses”, des “débiles”. David a aussi reçu son lot d’insultes, évidemment.
Les écoutes se poursuivent, et les enquêteurs se rendent compte que Sylviane n’est pas du tout chagrinée par la mort de Colette, loin de là. Elle déclare même à un proche : “Elle faisait la belle tout en haut, maintenant elle est tout en bas six pieds sous terre.”
David, lui, est de plus en plus instable. Il déménage précipitamment à Laval avec sa famille, commence à voir des psychologues, et ne va plus au travail. Il dira plus tard qu’il n’ose pas aller voir les gendarmes car non seulement il a peur que sa mère lui fasse porter le chapeau, il a aussi peur que sa compagne soit impliquée et que ses enfants soient placés.

Les soupçons des gendarmes vont se confirmer avec le retour d’un personnage qui ne veut décidément pas se faire discret. Le 8 février 2012, Bernard appelle Sylviane, et lui dit qu’il l’a vue, le jour de la disparition de Colette, ramener sa voiture chez elle. Rappelez-vous, quand la fille de Colette est rentrée du lycée, la voiture était garée, les clés sur le contact, le sac à main à l’intérieur. Pourquoi ramener la voiture de Colette avec toutes ses affaires, mais ne pas ramener Colette ?
Face à l’accusation moins subtile qu’un ami qui vous offre un déodorant, Sylviane se défend vivement. Cependant, après avoir raccroché, elle appelle immédiatement David pour lui dire de se tenir tranquille, ce à quoi son fils répond qu’il n’a qu’une parole. Cette parole ne va pas tenir longtemps, les gendarmes et sa conscience sont tenaces.
Le 20 février 2012, Sylviane, David et Bernard (parce qu’on ne sait jamais) sont placés en garde à vue. La pression monte d’un cran, et David ne tarde pas à craquer.
Il raconte que le 14 avril 2011, Sylviane a appelé Colette pour lui donner rendez-vous sur la propriété où il vivait. Colette est arrivée vers 15h45, et Sylviane l’a immédiatement attirée dans la cabane adjacente à la maison de son fils. Lui jouait aux jeux vidéos dans la maison, et n’avait aucune idée de ce qu’il se passait. Sylviane a ensuite attaqué Colette et l’a étranglée durant 15 minutes. Quand David, inquiet, est sorti de la maison, il a trouvé sa mère en trance, la bave aux lèvres. Elle portait des gants chirurgicaux et tenait une cordelette. Dans la cabane, il a trouvé le corps de Colette inanimé, une trace violacée autour de son cou. Sylviane lui a alors dit “Elle a été longue à crever”. Elle l’a ensuite forcé à l’aider, lui disant qu’il était de toute façon impliqué puisque Colette était morte chez lui, et qu’elle ne tomberait pas toute seule. Elle semblait déjà avoir un plan pour se couvrir, et a donné des instructions à son fils avant d’enfiler une parka et de ramener la voiture de Colette chez elle.
La nuit suivante, elle et David ont chargé le corps de Colette dans leur voiture pour aller le jeter dans les gorges du Verdon. Sur la route, la voiture a eu une panne d’alternateur près d’Aups. Les deux ont donc jeté le corps en contrebas de la départementale, et David l’a couvert de pierres, déplaçant ses dernières avec le pied car il ne voulait pas s’approcher du corps. Une fois le corps couvert, les deux sont rentrés à pied, la voiture étant toujours en panne. Sur la route, Sylviane jubilait : “Colette voulait me dénoncer au fisc, on ne me nique pas mon argent.”
Confrontée aux aveux de son fils, Sylviane finit par avouer, mais elle a beaucoup moins de regrets que David. Elle raconte que Colette l’avait prise de haut, ce qui l’aurait fait basculer dans la violence meurtrière. En parlant du moment où elle a attrapé la cordelette, elle dit que “ça aurait pu être une hache, mais dommage, il n’y en avait pas.” Elle dit également que Colette méritait ce qu’elle lui a fait. Elle nie la préméditation, mais le fait qu’elle portait des gants en latex et a directement attiré Colette dans la cabane fait douter. De plus, David explique aux enquêteurs que Sylviane parlait de tuer Colette sur le ton de l’humour déjà quelques temps avant les meurtres, lui demandant s’il tuerait Colette si elle le lui demandait.
Les enquêteurs en ont assez entendu. Sylviane est mise en examen pour assassinat, et son fils pour recel de cadavre et non-dénonciation de crime. On parle rarement de ces deux derniers chefs d’accusation, alors voici quelques explications. Le recel de cadavre, c’est déplacer ou cacher le cadavre d’une personne décédée des suites de violences, homicidaires ou non, et c’est puni de 2 ans de prison et 30 000€ d’amende. C’est un peu plus compliqué concernant la non-dénonciation de crime. L’article 434-1 du Code pénal prévoit la condamnation de “quiconque ayant connaissance d’un crime dont il est encore possible de prévenir ou de limiter les effets, ou dont les auteurs sont susceptibles de commettre de nouveaux crimes qui pourraient être empêchés” qui ne dénoncent pas un criminel aux autorités. Cependant, cet article prévoit une immunité pour la famille directe et les conjoints. Il est donc plus probable que dans le cadre des poursuites contre David Parel, ce soit l’article 434-4 qui ait été engagé. Celui-ci prévoit trois ans de prison et 45 000€ d’amende contre toute personne modifiant “l’état des lieux d’un crime ou d’un délit soit par l’altération, la falsification ou l’effacement des traces ou indices, soit par l’apport, le déplacement ou la suppression d’objets quelconques”. Pas d’immunité dans ce cas-là. Allez, fin du cours de droit, revenons à l’affaire. David est placé sous contrôle judiciaire tandis que sa mère est incarcérée aux Baumettes à Marseille.
Malgré son apparente bon foi et ses remords, beaucoup doutent de la version de David. Pourquoi a-t-il laissé sa mère seule avec Colette en connaissant l’intensité du conflit entre les deux ?
Pour en rajouter, Sylviane raconte partout que durant le meurtre, David était venu lui demander si elle avait fini. Mais elle se tire une balle dans le pied là, non ? Si elle nie la préméditation, comment David aurait-il pu savoir qu’elle allait tuer Colette ?
Pas besoin de trop y réfléchir, puisque les enquêteurs arrivent à prouver que David jouait en ligne au moment du meurtre, il n’a donc pas pu sortir de la maison en plein milieu.
Nous n’avons pas plus de rebondissements durant la procédure, et le procès de Sylviane et David commence le 21 janvier 2014 à Draguignan. En voyant leur cousin, qui comparaît libre, les enfants de Colette l’insultent. Il ne réagit pas et semble plein de remords. Sa mère, par contre, semble refuser de se faire petite. Elle a toujours la haine contre Colette et n’hésite pas à le faire savoir.
David a toujours du mal à s’imposer face à elle, mais après l’insulte de trop, il met sa mère face à ses lacunes. Il lui rappelle les maltraitances, les magouilles, la cruauté, mais Sylviane ne veut rien entendre.
Dès qu’il en a l’occasion, David présente ses excuses auprès de ses cousins, mais ceux-ci restent de marbre.
Le 24 janvier, Sylviane Fabre est condamnée à trente ans de prison. Cependant, cette condamnation est curieuse car bien que le parquet ait requis 25 ans pour assassinat, elle est condamnée pour meurtre. Plus de temps en prison pour un chef d’accusation moins grave ? C’est assez étrange pour être mentionné.
En ce qui concerne David Parel, il est condamné à trois ans de prison dont un avec sursis et mise à l’épreuve. À propos de cette peine, David dira quelques années plus tard : “il fallait que je fasse de la prison.” Il dira également que si le corps de Colette n’avait jamais été découvert, il aurait probablement fini par se suicider.
Vous vous en doutez, Sylviane n’est pas aussi contrite. Elle fait appel, et quand elle arrive face aux juges le 5 octobre 2015, elle est toujours aussi détestable. Lorsqu’on lui rappelle les faits, elle ose déclarer : “j’ai tué ma belle-soeur, et alors ?” Elle s’excuse cependant pour la première auprès des enfants de sa victime, mais seulement pour avoir remué de mauvais souvenirs. Le 8 octobre, sa peine est confirmée. Elle pourra donc demander une libération conditionnelle en 2027.
David a coupé tout contact avec sa mère, et n’est jamais allée la voir en prison.
C’est tout pour aujourd’hui! N’hésitez pas à me dire ce que vous pensez de cette affaire, et dites-moi quelle affaire vous voudriez que je couvre ici ou dans le podcast dans les commentaires ou sur Twitter (je ne dirai jamais X). Sur ce, je vous dis à la prochaine!


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